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  • Il y a des choses qu'il faut voir pour les croire.

    Les fées sont en ce point différentes car 

    Il faut y croire pour les voir! ©

     

    Elisabeth Übner


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  • 1 AN aujourd'hui... 1 AN qu'elle est partie. Partie au ciel comme elle disait. J'étais triste, il y a deux jours, je le suis un peu moins aujourd'hui. Je plane dans une drôle d'atmosphère comme parallèle à la réalité. Étrange! En tous cas il est une tradition chez les sorcières au bout d'un an d'attribuer à la personne qu'on aime et qui est partie : Une ÉTOILE! J'ai décidé de t'offrir l'ÉPI. L'épi est l'étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge, signe dont tu étais. C'est l'épi de blé qu'elle tient dans la main. Cela symbolise bien des choses pour moi et cela te plaira j'en suis sûre. Alors voilà, comme toutes les sorcières à présent je saurai où regarder dans le ciel pour te voir. Bisous Mamy!

    1 AN

     

    1 AN


    2 commentaires
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    Tu avais encore tant de choses à me donner

    Que je n’aurai sans doute pas prises si tu étais resté

    Il est des réponses que toi seule saurais m’apporter.

    Pourquoi faut-il perdre pour se mettre à regretter ?

     

    J’ai entendu un chant étrange et magique dans l’église. J’ai gravi les marches et je suis entré. C’était une musique que tu aimais. Je ne me souviens pas de toutes ces paroles que tu m’avais apprises. Pourquoi les ai-je oubliées alors que c’est tout ce qu’il me reste de toi ? Et tandis que les notes s’emportent dans la lumière du vitrail j’entonne un alléluia.

    Ta foi était puissante autant que la mienne était différente. Pourtant je suis là, dans cette église. Cherchant l’écho de ta voix dans la mienne. Est-ce toi qui fais virevolter la poussière dans la lumière au-dessus de l’autel ? J’avance un peu, mes pieds nus sur la pierre froide. Tu es là je le sais. Ta main sur mon épaule et de l’autre tu tires de mes lèvres un alléluia.

    Je me souviens de cette enfance passée près de toi. Du plancher craquant de la maison, de la chambre les matins d’été dans ton lit réclamant tes histoires. De tes foulards volés noués au sommet de mon arbre comme des victoires. La cuisine où nous faisions nos gâteaux et nos crêpes. De nos voyages en voiture vers la mer, rythmés par tes chansons et tes leçons de choses. Comment vivre seule aujourd’hui sans le goût de touts ces trésors que tu m’as donnés ? Cet amour qui n’est plus là c’est un peu de froid dans mon alléluia.

    Il fut un temps où je croyais savoir comment les choses se dérouleraient, mais tu m’a prouvé le contraire et tu ne me montrera plus jamais. Je suis venu chuchoter à ton oreille des mots d’adieu. Venu te dire que tu pouvais partir. J’ai menti pour ne pas te retenir. J’ai dis que tout allait bien, que tu avais lutté des toutes tes forces pour m’attendre mais que tu devais te reposer dorénavant. J’ai tenu ta main et je t’ai dis de t’en aller. Je sais juste aujourd’hui que je dois avancer, continuer. Que ton esprit sera là temps que vivront mes souvenirs et qu’à chacun de mes pas, d’un même souffle nous chanterons ensemble cet alléluia.

    Peut-être y a-t-il un dieu là-haut ! Même si j’en doute je suis là. Dans cette petite église à guetter un signe de toi. Je te dois tout ce que j’ai appris, de l’amour à la haine, des bons sentiments aux provocations, des cris de joie à ceux de colère, de ce que je crée de mes mains à ce que je construirai un jour. De mon cœur épanoui à mes larmes de chagrin. De ton sourire à tes gestes malins. Caresser encore une dernière fois ta joue si douce où j’ai déposé tant de baisers. Tu n’entendras plus jamais mon cri dans la nuit. A présent je vais suivre ta lumière. Et même s’il est froid, même s’il est quelque peu brisé, je chante une dernière fois ton alléluia.

      

     

    Alleluia

     

     

    Alleluia 

     


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