• Le souffle du temps a effacé ma mémoire

    Aux souvenirs ordonnant la mise au placard

    La fleur fermée de mon cœur

    Epuise en son nectar la saveur

     

    Aimer ou pas n’est plus un souci

    Le corps et l’âme restent en vie

    Le néant terrasse mon ardeur d’antan.

    Une flamme d’amour a frôlé mes vingt ans.  ©


    Passé


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  • (inspiré par "Galadriel's Mirror")


    La Sorcière

    Aller au lointain sanctuaire

    Où le secret des pierres

    Guérit tous les mystères

    Dans les pas de la sorcière

     

    Longs cils d'ébène

    Sur joue de porcelaine

    Cœur de païenne 

    Dans son doux sillage

    Envoûte et entraîne

    Les âmes de passage

     

    Clos le mauvais œil

    Parle à ce qu'elle cueille 

    Le soupirant de malheur

    Brûle au bûcher de son cœur

     

    Chevelure à la plume du corbeau empreinte

    Potion de brume et voile de clarté

    Étendue où les larmes suintent

    Sur son autel illuminé

     

    Drogues apaisantes

    Onguents guérisseurs

    Mitonne la douceur

    En un chaudron de douleur


    Connaît les couleurs de l'esprit 

    Et la chaleur des rêves

    S’échappe et s'enfuit

    Une prière qui s’achève

    Disparaît en chimère

    Secrète sorcière

     

    Dans le refuge de l'ombre

    Au cercle sacré

    S’élèvent en nombre

    Les arabesques auréolées

     

    Baignant dans l'alchimie secrète

    Et le mystère des amulettes

    Sait où se cache l'hellébore

    Se préserve du cri de la mandragore

     

    Amoureuse du Chêne

    De son ombrage ami

    À l'écorce elle enchaine

    Les liens de sa vie

      

    Démons prisonniers

    De ses flacons scellés

    Couleurs de tempête

    Sur son sein portés

    Seront unique conquêtes

    Médaillons d'éternité

      

    Couleur du mal n'est point le noir

    À nos vies filées des moires

    Se tisse l’étoffe de lumière

    Et le manteau de la sorcière

     

    Faiseuse de mirages

    D’un jardin sans rivage

    Ses charmes en breuvage

    Aux roses sans âge

     

    Nuque habillée d'encens en volutes

    Au pli de la cape se cache la flûte

    Aux jeu de la lune et des étoiles ivres

    Danse pieds nus impossible à suivre

     

    Grimoire enluminé de glace

    À l'incantation le mot trépasse

    Métamorphose des perles d’eau

    Douce rosée son seul joyaux

     

    Cherche un éclat de ciel

    A dépoussiérer son regard

    Espoir d'être plus belle

    Sans ravir le miroir

     

    Se tient sur l’écueil sous le vent

    De tous les mondes à la frontière

    Au seuil des portes du temps

    La silhouette de la sorcière  ©

     La Sorcière



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  •  

    Epiphanie


    Mon roi, ma flamme, ma vie

    Que n’êtes vous venu

    D’une terre inconnue

    Pour conquérir mon esprit

     

    Mon roi, mon cœur, mon épée

    Que ne pourrais-je oublier

    Toutes ces nuits à vos côtés

    Mon allégeance envers vous est scellée

     

    Mon roi, mon sang, ma fierté

    Que votre couronne me guide

    Vers une seconde éternité

    Qu’elle me préserve du vide

     

    Mon roi, mon seigneur, mon ami

    Que m’importe de mourir aujourd’hui

    Mon armure fut votre douceur

    A vos côtés j’aurais goûté au bonheur  ©

     

    Epiphanie


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  •  

     

    Montres moi ta beauté et ton inaccessible liberté

    je voudrais tant t'accompagner

    Voler parmi les nuages, ouvrir mes ailes

    Étreindre le ciel

    voir plus haut dans l'atmosphère

    contempler la courbure de la terre

    Doux cygne majesté des cieux

    Force imperturbable

    il est un voyage que tu connais, que j'ignore

    me conterais-tu le long périple vers le Nord

    ton chant qui résonne au frileux brouillard

    sur la forêt sonne le grand départ

    et frappent l'eau par milliers

    se rejoignent pour se guider

    je me couche en ton plumage

    et battent les orages

    insensible aux tempêtes

    tu poursuis la quête

    de la terre promise

    des contrées conquises

    par ton cœur et ta mémoire

    inévitable ta trajectoire

    M'élever à la seule force de mon esprit

    jouir d'une ivresse infinie

    Se laisser tomber, gouter le vide

    Frôler la mort, toujours plus avide

    Défier le vent

    Se jouer des courants

    Et planer

    se laisser porter

    Abandonner le délicieux vertige

    Haut le coeur n'est que vestige

    Tout là-haut aller plus vite, plus loin

    Oublier qui je suis au petit matin

    Embrasser le monde

    épouser la liesse

    Mon âme vagabonde

    apprend vôtre noblesse

    Que j'envie ton échappée

    cette fuite sans jamais douter

    partir loin, migrer

    survivre, s'envoler

    sans moi tu partiras

    et je resterai t'attendre là

    vivant je t'ai rencontré

    libre je vais te retrouver  ©

     

     

    Vers le Nord

     

     


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