• Bienvenue sur la rubrique des poèmes destinés aux plus petits... et aux grands qui les suivent!



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    Bavouille

     Ce petit cagot,

    Est tout rigolo

    Il s’appelle Bavouille

    Et part en vadrouille

     

    Dans le potager du vieux curé

    Il se régale chaque matinée

    A l’heure où la rosée est encore fraîche

    Avant qu’arrivent le râteau et la bêche

     

    Il va de carottes en choux verts

    Et de laitue en scarole

    Et partout où il opère,

    C’est le désastre agricole !

     

    Bavouille

     

    Il gribouille des dessins

    En traçant son chemin

    Sa coquille est sa maison

    C’est un gentil colimaçon.

     

    Il paraît qu’on en mange des comme lui ?

    Avec de l’ail et du persil !

    Et qu’il n’en reste que la coquille

    Alors qu’ils flattent les papilles

     

    Il ne fait pas bon

    Etre bon à manger

    Evitons le marmiton

    Et rampons dans le verger.

     

    Bavouille

     

    Les herbes y sont hautes

    On ne pourra pas le trouver

    Et il se ferra l’hôte

    D’un arbre fruitier.

     

    Il sait qu’il en existe de dangereux potagers

    Où sans s’en rendre compte on meurt empoisonné.

    Mais dans celui-ci qu’il aime tant fréquenter

    Pas de bonbons roses qui vous font trépasser

    Juste quelques coquilles pour passer son chemin

    Et pour vous signifier d’aller chercher plus loin

     

    Le jardinier est assez généreux

    Il sait qu’il y en a bien assez pour deux

    Chacun se sert, tout le monde est heureux

    Bavouille sait qu’il ne trouvera pas mieux.  ©


     

    Bavouille       

    Bavouille


     


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  • Requin'ké!


    Petit requin s’ennuie...

    Petit requin n’a pas d’amis

    Dès qu’il sourit

    Tout le monde s’enfuit

     

    Ses rangées d’incisives pointues

    Ne font pas de lui le bienvenu

    Dès qu’il approche d’un endroit

    Chacun se cache avec effroi

     

    Petit requin se retrouve seul

    Sans comprendre vraiment

    Ce qu’on reproche à sa gueule

    Toute remplie de dents

     

    Certes il est né squale

    Et même sans vouloir de mal

    Il sème la panique totale

    Et, sur son passage, on détale

     

    La terreur des mers

    Le troubleur de lagune

    Le triangle sanguinaire

    La dernière infortune

     

    Voilà tout ce qu’il est

    En un seul poisson

    Alors que d’autres sont laids

    Ou ne sentent pas bon

     

    Petit requin voudrait jouer

    Sans qu’on se méfie de lui

    Mais on est trop terrorisé

    Par son terrible appétit

     

    Il ondule doucement près du lagon

    Où il aime aller traîner ses ailerons

    Il goûte au vertige du grand large

    Jamais loin mais toujours en marge

     

    Petit requin se force à la solitude

    Se demandant pourquoi les requins sont gris

    Quand soudain plein de sollicitude

    Un petit poisson vient se coller à lui.

     

    Dans un ballet de frétillements et de chatouilles

    Il nettoie le ventre du requin surpris

    Redoublant de frôlements et de papouilles

    Il vient se cacher dans ses ouïes

     

    Puis il ressort et reprend son manège

    Allant sans hésiter dans la mâchoire

    Il récure les belles quenottes en cortège

    Petit requin n’en croit pas ses nageoires

     

    Celui-là à coup sûr

    Arrive de très loin

    Et ne prend pas la mesure

    Du risque d’un tel soin

     

    Petit requin ose à peine se réjouir

    En voici un que ses dents ne font pas fuir

    Et qui pour les rendre nettes

    Ne craint pas de finir en arrête

     

    Son ménage finit

    Le petit poisson dit :

    Je suis bon pilote et peut prendre soin de toi

    Si tu me protèges bien et ne me mange pas

     

    Petit requin répond

    Au petit poisson :

    Pourquoi te manger j’ai trop besoin de toi

    Et ne plus être seul me remplit de joie

     

    Si tu m’accompagnes, je promets d’être sage

    Tu seras mon camarade de voyage

    Et en échange de ton petit appétit

    Je te défendrai au péril de ma vie

     

    Le petit poisson vient se coller sur son flanc

    Ensemble ils partent alors vers le grand océan

    Ils sont tous les deux enchantés

    D’avoir conclu ce pacte d’amitié

     

    Petit requin est bien heureux

    D’avoir un compagnon de jeu

    Le seul a ne pas avoir peur

    Devant l’ombre du prédateur. ©

    Requin'ké!


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